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Angie fiction/Autofiction/no fandoms

Angie fiction/Autofiction/no fandoms
Me voilà donc plongée dans une horde de journalistes du monde entier sur ce boulevard londonien, mais je l'ai bien cherché. Mon culot de nana dérangée m'a fait faire toute une manipulation, vous vous rendez compte que pour offrir mon manuscrit / scénario à cet acteur, je me suis faite engagée dans une maison de presse anglaise sans scrupules ? Pour cette entrevue de quelques secondes, j'ai du staffer six mois in England à prendre des photos de Madonna ou autres nanas célèbres, soit disant. Pour moi, il n'y avait que lui.
Or donc, lui arrivait. Mon plan était très simple So Easy ! Les journalistes aux aguets, étaient silencieux et immobile, c'était le moment. Un peu d'élan et hop, on court dans le tas.
-Oop's, Sorry...Sorry...
Sorry certes, mais je gardais cette place accroupie, ma carte de presse pendante autour de mon cou, mon appareil photo que je rangeais précipitamment, je sortais un gros dactylographié d'environ mille pages, tout écrit à l'ordinateur avec des retouches à la vas-vite faites à la main.
Il sort, il est seul, Great ! mon toupet n'a plus de limites, moi la nana un peu dans mes rêves me précipite sur lui, les gardes interviennent. Et moi désespérément :
-Mister Radcliffe, it's for give a present to you !
Etait ce mon accent français ? Mes erreurs de grammaires anglaises ou bien le fait que je l'avais appelé Mister Radcliffe alors que tous les autres l'appelaient Daniel ? Un mélange à mon avis, car il ordonna d'un geste à ce que les gros baraqués me lâchent.
-What do you want ?
-I would like to give you a book... no ! My book ! The first part is a story, the second part is an eventually story for the cinema. Mister it's just for you.
J'étais entrain de devenir la photographe la plus photographier du Royaume Uni, quand les objectifs se tournent vers les autres acteurs de la saga Harry Potter qui arrivent juste. Le bel adonis anglais reprit la parole.
-Great ! I will read it. Your address is in ?
-Yes with a short letter.
-Good, very good. I will take a contact with you after.
-Thanks you very well. I live in France normally but i live in London for three months.
-Okay. Take peace now, and don't stay here. I will do it.
-Thanks you.
Et telle Britney Spears « Ooop's i did it again ! » je fonçais de nouveau dans le tas de moustiques pour me retrouver poussée et éjectée sur un trottoir de londres. Il commençait à pleuvoir. J'avais réussi.
Il avait promis, et David Copperfield tiens toujours ses promesses...Peut être me faisais je des films, peut être avait il dit ça pour le plaisir de me faire apparaître dans les tabloïds de demain, ou peut être avait il réellement été captivé par mon aplomb typically french .
En attendant, trois mois plus tard je n'avais toujours pas de réponse. No news, et je me sentais réellement malheureuse en fermant ma valise et en tenant dans la main mon ticket d'embarquement pour un London – Roissy qui allait clore ce petit épisode de ma vie de journaliste.
Me direz vous, maintenant que j'avais fait mes classes dans un des plus grands Tabloïds de Londres, peut être aurais je une place au Parisien où je ne sais où... là où je pourrais me rendre utile...

Un peu désespérée, je glissai mon sac sur mon épaule, et m'en allait en taxi vers l'aéroport. Des journalistes hurlaient « DANIEL RETOURNEZ VOUS S'IL VOUS PLAIT » d'un air tout à fait désespéré, aussi désespéré qu'un anglais sans thé, je me posais une question. Daniel Radcliffe se rendait donc en France ?
Je ne continuai pas dans cette idée. Posa mon bagage sur le tapis roulant. The miss mit une étiquette dessus, et l'expédia direction l'avion, me donna mon ticket définitif, pesa mon sac à main pour être sur qu'il n'excédait pas dix kilos et direction le hall d'embarquement où, un coca dans une main, un sandwiches dans l'autre, j'attendais plus ou moins patiemment que ce « son of a bitch » d'avion daigne bien arrivé.
Et un homme, haut, assez carré, very english, isn't it ? arrivait. Je n'osais pas le croire, je refusais de le voir mais c'était bel et bien le type dans lequel j'étais rentrée à grande vitesse trois mois auparavant. Et devinez quoi ? il lisait mon roman. My story ! à moi ! Ma mienne.
J'hallucinai, et n'osait plus me retourner. Ce son of... ce putain d'avion finit par arriver avec juste trois heures de retard, donc mon coca, un café expresso, et deux capuccinos plus tard. Le Daniel n'avait pas décrocher du bouquin durant les trois heures d'attentes. Ne l'observant pas tout le temps, et le bruit de fond toujours présent je n'arrivais pas à détecter s'il tournait les pages or not, ou s'il lisait ou non.
Mais j'étais déjà very happy. Nous embarquions... et non, nous n'étions pas à côté. Il était en bout d'avion, en classe affaires, mazette, moi j'étais en classe économique là où limite on vous offre des cheewing gum pour faire décompresser vos oreilles. Le voyage se passa bien. Moi terrorisée en avion pleurait silencieusement comme une gosse lors du décollage, des perturbations quasi-constantes et de l'atterrissage. Mais nous finîmes par atterrir, ce qui est un point relativement positif of this fly...
Je rentrais chez mes parents dans le seizième arrondissement avec un peu de vague à l'âme, triste d'avoir quitter l'Angleterre et ses anglais, un peu peinée de ne pas avoir eu de réponses. Et surtout très angoissée. Voilà, c'est la fin. J'avais certes la promesse d'un brillant avenir de photographe, les contacts de mon père, ceux de ma mère, mon talent, mon cv, j'étais assurée d'avoir un revenu. Mais voilà. C'était fini.
Ma petite aventure avec des pataugas, mon barda sur le dos remplis de trucs et de tricks c'était fini. Achevé, complet ou presque. L'homme que j'attendais pour me dire si oui ou non, au delà de la photographie je pourrais lancer mes histoires et mes scénarios dans le cinéma, était là bas, cinquante mètres plus loin dans l'aéroport, entrain de s'en aller pour un hôtel chic ou je ne sais quoi, pour une escapade romantique in the love city, Paris.
Moi aussi j'allais à Paris mais dans un coin tout à fait moins romantique, le seizième arrondissement. Je suis riche oulalala ! Non mes parents le sont. Moi je ne suis que virtually rich , ce qui change tout. Je rentre, mes parents m'adulent, ma petite s½ur aussi. Mon frère va me traiter d'incapable et d'inconsciente, les voisins vont de nouveau me regarder de travers en disant « une artiste pas fréquentable » et en recommandant à leurs enfants de s'écarter de ma personne le plus rapidement possible, de m'ignorer avec soin. Car, et je n'invente rien, je l'ai entendu de leur bouche « je ne fais pas partie de leur world ».
A bonnes entendeurs salut. Fuck off every all. Moi, Angie de la Marne ait eu le courage ou la bêtise de me jeter sur un jeune homme millionnaire, entouré de gardes du corps, pour lui donner mon manuscrit.
Et j'en suis fière.

Voilà, le taxi s'arrête en face de chez moi. La concierge m'accueille.
-Tu es passée au journal télévisé il y a un trimestre !
-Oh, really ?
-Oui chérie, tes parents étaient très fiers ! ils l'ont enregistré et doivent sûrement se le repasser très souvent. Ton père dit qu'assumer ses idées et aller jusqu'au bout de ses envie c'est essentiel .
-Oui ça je sais.
-Angie je suis heureuse que tu sois de retour parmi nous.
Je n'osa pas dire « moi non » et je montai au troisième étage d'un pas morne, lent, rythmé par un blues silencieux.
Je tapai trois coups à la porte, et ma mère m'accueillit avec ravissement.
La suite de cette histoire, c'est que je dus encore attendre trois semaines avant que mon espoir le plus insensé s'accomplisse. Un homme en tenu des grands hôtels sonnait chez moi, j'allais ouvrir en pyjama, à moitié ouvert, les pantoufles peluches lapins.
-Vous cherchez quelqu'un monsieur ? demandais je en baillant à m'en déboîter la mâchoire
-Non madame. Un client très important qui descend au Ritz m'a demandé de vous faire venir chercher.
-Ah non, vous êtes venus me chercher. Vous ne m'avez pas faite chercher.
-Oui voilà.
-Qui est ce client important ? il veut que je le prenne en photo ?
-Il m'a dit que vous vous étiez déjà rencontrés à Londres.
C'était comme si plusieurs projecteurs vissés au dessus de ma porte d'entrée s'étaient allumés sur moi d'un seul coup.
-Monsieur Radcliff me demande ?
-Lui même. Il a dit qu'il avait pris son temps pour réunir les artistes nécessaires à je ne sais quoi.
-Soit. Voulez vous bien me laisser deux petites minutes ?
-Oui madame.

Je refermai la porte sur lui et hurlai à travers l'appartement « MAMAAAAAAN ! » alors que la dite maman, la principale concernée, était au cours de gym de Bertrand, trois allées plus loin.
Je courus m'habiller on ne peut plus rapidement pas de maquillage, tant pis, pas de coiffure, tant pis aussi. J'attrapai dans ma course qui relevait d'un parcours de semi haute voltige mon sac à main et rouvrit la porte d'entrée.
-Si madame...
-Oui je me donne la peine ! coupai je ardemment, sans attendre sa voix s'éteindre dans sa fin de phrase.
Moi habituellement ce que j'aime dans Paris, ce sont les embouteillages, surtout quand on est en taxi, on peut écouter de la musique, se laisser aller à diverses divagations, et ouvrir la fenêtre pour prendre des photos qui rendront le sentiment du moment en image.
Mais là, ce fut la demi heure la plus LONGUE de toute ma vie.
Nous arrivons, je me présente à l'accueil, et alors que je m'attendais à devoir chercher la chambre seule, comme une paumée en regardant partout, inquiète, suintante de sueur par tous mes pores d'angoisse et de trac, l'hôtesse d'accueil prit son téléphone et dit avec un petit sourire « Monsieur descend. »
C'est à cet instant ci que j'ai vraiment regretté de ne pas m'être soigneusement maquillée etc, mais au moins, fidèle à notre première rencontre, il me rencontrerai pleine d'aplomb, car au moment où sa main frôla mon épaule je disais à voix très haute « Merde ! » en me rappelant que j'avais oublié de prévenir maman, la dépressive, l'inquiète, la sur-protectrice maman.
Je me retournai « Ah... sorry..
-C'est rien, articula-t-il à grand peine.
D'un geste courtois, et so gentleman il m'invita à prendre l'ascenseur. J'étais...ailleurs.
Mais ma surprise fut doublée quand dans la chambre je vis...
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# Posté le mercredi 16 avril 2008 17:23

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