Fan dom : NCIS (série télévisée diffusée sur M6)
Personnages de la série que l'on retrouve : Tous à un moment ou à un autre.
Personnages Originaux : Essentiellement Shaver et des allusions à la famille de Tony Di Nozzo
Code D'avertissement de lecture : + 13 ans.
Résumé : Alors que Tony va réellement s'engager avec Jeanne Benoît dans l'achat d'une maison avec plusieurs chambres pour leurs futurs enfants, il repense à tout ça autour d'un verre de scotch, seul au fond d'un bar. Jethro Gibbs, connaissant ses hommes mieux que quiconque arrive à son épaule, le réconfortant un peu, l'épaulant, naît alors dans l'esprit de Tony l'idée suivante : Se caser à tout jamais : Se marier avec Jeanne.
Il divague dans les rues encore illuminées de Washington et regarde les vitrines des joailleries nocturnes. Quand tout à coup son téléphone sonne : une intruse s'est introduite dans le Ncis, tous les agents sont réquisitionnés. C'est le début d'un grand chamboulement pour Tony.
Alors qu'il croyait avoir enterré cette partie de lui même, cette erreur de jeunesse, la jeune adolescente, pétrifiée de terreur en uniforme d'école privée catholique, rasoirs coupe choux dans ses mains crispés reste immobile sur le bureau de travail de Tony, face à tous les agents fédéraux, avant de dire « La Grenouille a fait tuer maman, Tony... je ne sais plus où aller... ».
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First Chapter : House, Husband, and Secrecy...
Tony ne savait plus quoi penser, ne savait plus quel parti prendre. C'est vrai qu'elle était belle cette maison. Quatre chambres réparties sur deux étages, les pièces à vivres étaient au rez-de-chaussée... et puis, en attendant les enfants, comme avait dit Jeanne, les chambres feront office de bureau et de bibliothèque. Et peut être même qu'il y aurait une place pour... Non. Tony ne devait plus y penser. Tony n'avait jamais rien dit à Jeanne, ne lui en avait jamais parlé, n'en avait jamais plus parlé à personne à part la mère, cela devait rester comme cela avait toujours été : Dans l'ordre des choses.
Il avala à grandes gorgées son verre de scotch, avant de sentir une main pour son épaule.
- ça va, Tony ?
- oui Patron.
Et une présence rassurante, réchauffa autant qu'il était possible de les réchauffer, les entrailles de Tony glacées par la peur. Puis germa dans l'esprit de Tony une petite idée...
- Tu vas où ?
- Acheter une bague.
Ainsi, le beau châtain clair errait dans les rues de la capitale américaine, en ayant pour but celui ci : trouver une bague à la hauteur de son amour. Le salaire d'Agent Fédéral, l'air de rien, ne laissait pas à désirer, et il était sûr que Jeanne ne lui en voudrait pas d'emprunter quelques sous à leurs économies pour lui faire une telle surprise.
Ainsi, à l'avant veille de noël, les magasins ouverts jusqu'à ce que les étoiles meurent dans le soir pour laisser flamboyer le soleil, le beau trentenaire, ancien coureur de jupon s'arrêta devant une boutique. Mais bizarrement : ce n'était pas une joaillerie. Le magasin s'intitulait :
« ©The paradise for porcelain dolls© »
Il murmura un prénom inaudible, et entra. Il ressortit avec trois petits paquets. Ce ne fut qu'après qu'il se dirigea vers la joaillerie. De même, il n'acheta pas une alliance, mais commanda un pendentif en forme de c½ur gravé à leurs initiales respectives.
Il avait une autre crainte à présent.
Pourquoi Jeanne n'accepterait elle pas sa fille ? Certes celle ci était déjà grande mais... si spéciale... si douce... si câline, elle ne pouvait que plaire...C'est décidé, Tony, allait lui présenter Shaver...
Seulement, en pensant cela fort, il ne songeait pas que cette rencontre arriverait si vite.
Son portable vibra et sonna ; un message du NCIS « Intrus dans l'Agence ».
Tony courra à sa voiture, posa les paquets sur le siège avant et démarra à toute vitesse. Il rallia l'agence en cinq minutes.
Beaucoup d'agents étaient déjà là à écumer les bureaux, mais l'intrus ne se cachait pas. Elle était debout sur un bureau d'agent : Celui de Tony.
Une lycéenne se tenait debout jambes légèrement écartées, elle portait un uniforme de lycée privé catholique bleu à jupe et à chaussettes hautes, dans ses mains des couteaux, deux valises devant elle. Son bras gauche était raide sur le côté, d'un air vraiment pas naturel, quand le droit était tendu face à elle.
-Je veux parler à Jenny Shepard et... Tony Di Nozzo... Je crois...
Elle ressemblait vaguement à un animal traqué, blessé, du sang coulait de ses cheveux, de son bras gauche en quantité assez inquiétante, et malgré son air d'avoir fait toutes les guerres, les éclats de verres et de boues sur ses chaussures et ses chaussettes, ses cheveux coupés dans le désordre, Tony la reconnut.
-Shaver, c'est toi ?
-Est ce vous, Tony Di Nozzo ?
-C'est en effet Tony Di Nozzo. Moi, je suis Jenny Shepard. Que tiens tu tant à nous dire ?
-Ce que je veux vous dire ? ... C'est qu'il a tué ma maman à cause de vous. En disant que c'était un message du batracien, et qu'Il vous embrassait.
-De quoi ?
-Le batracien. Il a dit la grenouille. The Frog avec un horrible accent irlandais. Il a rigolé quand il a éventré ma mère. Il a dit vos noms en se gargarisant d'avoir tué ma maman.
Tony, à l'instar de Jenny perdit complètement son sang froid.
-SHAVER QUI A TUE TA MERE ?
Zyva qui venait d'arriver arme au poing fut surprise d'une telle violence.
-Il s'appelait... Cort... Cort... Cort...
La jeune louve maltraitée chuta lourdement sur son côté droit.
-Appelez une ambulance ! hurla Jenny.
-NON ! Rugit Tony
-Qu'est ce que vous avez avec cette gosse, Tony !
-... C'est ma fille. Elle a peur des hôpitaux. On va la descendre chez Abby, et on va la faire soigner par Jeanne et Ducky tant que c'est possible.
-Pourquoi, elle n'est pas couverte par une assurance, Tony ? (grave problème aux usa...)
-Bien sûr que si, mais elle a des angoisses assez incontrôlables.
Il glissa ses bras sous la masse qu'était sa fille léthargique pour la porter jusqu'au labo d'Abbygaël comme dit. Jenny se chargea d'appeler Ducky, et Abby mais il restait Jeanne à appeler.
Il étala sa fille, qui lui ressemblait énormément sur la table métallique de Abby, avant de courir récupérer ses valises, se souvenant de quelques détails narrés par sa mère.
Un quart d'heure plus tard, Ducky, Abby, Jeanne et Tony étaient réunis dans le labo.
-Mademoiselle, il va falloir enlever votre chemise.
Elle s'exécuta, Jeanne l'auscultait attentivement, bien que, silencieusement. Des larmes coulaient abondamment sur les joues de l'adolescente.
-Ma maman...Elle ne reviendra plus.
On avait prévenu Jeanne. Quand Jeanne commençait à ausculter sa patiente, les trois « curieux » se déplacèrent dans la pièce adjacente pour discuter de l'affaire... sans oreilles jeunes.
-Non... mais tu pourras vivre sans elle, tu verras... Ce sera dur, il faudra apprendre à respirer différemment le même air, mais... Tu pourras vivre, tu verras...c'est quoi ton prénom ?
-Je m'appelle Shaver.
-Rasoir ? qui donc peut bien appeler sa fille Rasoir ?
-C'est mon père qui m'a appelée comme ça.
Elle eut un sourire embué de larmes.
-Quand il a apprit que maman était enceinte, il a brusquement arrêté ses études pour rentrer dans la police, à Baltimore. Et c'était un brave type mon père. D'ailleurs, ma mère, elle voulait pas de moi, elle était un peu folle. Et leurs parents, ils étaient pas trop d'accords pour moi. Alors papa a dit à maman « Je travaillerais pour mettre la petite dans les meilleures écoles qui soient. Et toi, tu pourras vivre comme avant. C'est promis. »
-Tu connais le nom de ton père ?
-Non. Mais ma mère l'a écrit dans un papier.
-Tu sais où il est ?
Elle fit glisser entre ses doigts écorchés de la main droite son pendentif en argent, très gros et très lourd, en forme de planète Saturne, pendant au bout d'une longue chaîne.
-Tu vas lire le nom de ton père ?
-Je ne sais pas.
-Tu vas être obligée, si ta mère n'est plus là, qui s'occupera de toi ?
-Oui d'accord. Mais imaginez que mon père ait une femme, avec des enfants, une maison, un chien...Et moi j'arrive... « bonjour papa. Souviens toi de moi, je suis ta plus grande erreur de jeunesse ! » tout sourire... je vais détruire sa vie une seconde fois.
-écoute. Si tu n'as peur que de ça. Ce que je peux faire –attention ça va faire mal.
Elle commençait à recoudre la longue et profonde entaille que Shaver avait du haut de l'épaule gauche jusqu'à sa paume de main.
-Je peux lire le nom de ton père, prendre contact avec lui, et adapter la situation en fonction. Si c'est possible, tu iras vivre chez ton père, si ça n'est pas possible, tu iras en foyer, sans avoir de regrets.
Ducky, Abby et Tony rentrèrent de nouveau dans la pièce principale du labo.
Jeanne ouvrit délicatement le petit pendentif. Et eu un regard soudainement très noir et très acide pour Tony.
-Shaver... Tu pourras vivre chez ton père. Je le connais il est gentil.
Elle recousu encore, mais avec l'aiguille plus dure cette fois. Shaver ne sentait rien. La peau endormie, le c½ur endolori, elle n'avait pas la tête aux souffrances corporelles : Sa mère était morte. Son univers était mort.
Arrivée en haut de l'épaule, Jeanne fit un n½ud avec le fil de suture. Et entama le bandage du bras. Elle serra.
Serra.
-Tu garderas ton bras raide quelques temps.
-oui.
-Ton front ça va mieux ?
-oui.
-Je vais aussi bander ta main droite.
-oui.
-...Tu ne pourras plus vivre à Baltimore, c'est trop loin. Il va falloir te changer d'école, aller récupérer des affaires et entamer une nouvelle vie ici à Washington.
-Non.
-Pardon ?
-Je vous ai demandé de me soigner. Ce que je ferais de ma vie ensuite me concerne. De plus... Je n'ai plus envie de vivre.
-Mademoiselle, la vie est un cadeau.
-Allez dire ça à ma maman, éventrée et immolée au milieu d'un appartement, pour un complot entre différentes agences fédérales et autres choses qui nous dépasse. Elle est morte. Je veux mourir aussi.
Jethro et Jenny venaient d'entrer, juste à temps pour entendre ces mots.
-Jeanne, madame Jeanne, reprit elle encore. Vous, vous avez peut être encore vos parents, vous avez peut être une douce vie en or, un chemin tout tracé. Moi j'ai un papa brave et une maman morte. J'ai beaucoup d'argent sur mon compte en banque, j'ai une carte bleue. J'ai mes poupées, j'ai mes rasoirs. Je sais ce qui me reste à faire.
-à savoir ?
-Je vais monter une échoppe de barbier dans le fin fond du monde.
-Ce n'est pas un projet rationnel.
-Ah, parce qu'être médecin, ça l'est peut être ? Passer ses journées dans les boyaux des autres, c'est glorieux ? Laissez moi.
Un dernier bandage à droite, un petit pansement au front.
-Elle avait que trente trois ans ma mère, et elle est morte pour une histoire d'amour, qui n'était même pas la sienne, c'est dégueulasse. D'ailleurs, vous êtes tous dégueulasses. Vous me regardez... Comme si j'étais un chien galleux... abandonné... Alors que j'suis pas un chien... r'gardez... j'suis bipède !...Vous me faites chiez. Laissez moi sortir.
-La grenouille te tuerait.
-Ah ouais ? il me tuerait ? Même pas chiche. Vous voulez dire, qu'un gros bonhomme...
-Pourquoi gros ?
-Parce que les méchants sont toujours gros. Donc, vous voudriez dire, qu'un gros et moche bonhomme, trafiquant aurait fait tué ma mère, exprès sous mes yeux, parce que je la vois qu'un jour par mois, et naaaan, il a fallut qu'elle meurt ce jour là !
La jeune fille commençait à titubait dangereusement, Tony se rapprochait d'elle sans qu'elle ne s'en aperçoive.
-Donc, ce gros type, aurait payé un grand con...
-pourquoi un grand con ?
-Parce qu'il avait l'air con. Du moins pas l'air malin. Méchant mais très con. Qui aurait tué ma mère devant mes yeux. En me chargeant de vous remettre un message à vous. J'ai tout fait qu'est ce qui fallait là non ? Bon alors, je me casse, et n'essayez pas de me retenir, c'est inutile, je suis ... violente...
...
-J'ai... comme des... tasses de thé qui tournent dans les yeux...
Jeanne ne s'affola pas.
-Tony, attrape là avant qu'elle ne tombe !
Tony, attrapa la jeune fille, avant qu'elle ne tombât.
-La morphine a enfin fait effet ! dit elle soulagée.
-Tu as injectée de la morphine à ma fille ?!
-Ah faut ce qu'il faut...allonges la là.
Bizarrement, Gibbs évitait soigneusement de croiser du regard la jeune fille. Jenny semblait bien plus catastrophée qu'elle ne voulait le faire croire, et sous ses airs de femmes en costumes, il y avait bel et bien une femme attristée.
-Tony... on vous versera des indemnités pour votre femme... si vous décidez de la prendre en charge...
Et puis, les outils métalliques usités aux sutures et aux pansages commencèrent à être secoués... la jeune fille avait de violentes convulsions.
-Tony cette fois ça suffit ! On appelle une ambulance ! on la mettra sous calment à l'hôpital !
Les désirs du docteur Benoît furent ordres, et la nuit fut longue pour le « nouveau » père.
Elle ne se réveilla que trois fois, pour faire des crises d'angoisses et de panique terribles, les infirmières durent l'attacher pour mieux lui faire avaler l'anesthésiant. Les examens les plus éprouvants de lenteur furent exécutés, ne révélant au personnel soignant et à Tony qu'une incroyable rage de vivre et une colossale force dans ce corps déjà fort meurtri.
La petite endormie, ou plutôt assommée, les infirmières durent faire leur travail d'embaumement. S'étant lacérée la peau sur les cuirs de ses attaches, il ne restait pas grand chose de non « brûlé » et d'intact de ses membres.