Fanfics, Ecrits, essais, tout ce qui traîne dans ma tête je le dégorge par ici...

Fanfics, Ecrits, essais, tout ce qui traîne dans ma tête je le dégorge par ici...
J'ai en cours d'écriture plusieurs histoires, que faute de praticité, par peur du "retour en arrière" très long à procédé sur Fanfic-fr.net, je publierais en Bêta-Ecriture mes fictions et autres sur ce blog, à vous de me bêta-lire et de me dire ce que vous en pensez !

Harry Potter :

Roxane Evans Rogue : Chapitre 1 dispo page une.
Chapitre 2 en cours d'écriture!

J'étais Prof (essais première écriture) :
Prélude et chapitre 1 dispos
Chapitre deux : Ecrit, en retouche.

NCIS :

La Fille de Di-Nozzo (en suspens) Chapitre un dispo.

Fics Originale Bis : Angie En cours d'écriture

Jsais pas vous mais moi mon cliqueur rippe aléatoirement au bout d'un moment et si vous voulez pas vous retrouver perdu dans les textes, je vous conseille de cliquer sur les liens qui ouvre les histoires chapitres par chapitre, ça ne me fait pas de visites en plus donc c'est pas intéressé, juste pour votre confort.




F_V_E
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# Posté le vendredi 11 avril 2008 08:48

Modifié le vendredi 18 avril 2008 10:21

Roxane Lily Evans Rogue Apparition Tome 7 Fin alternative Chapitre 1

Roxane Lily Evans Rogue Apparition Tome 7 Fin alternative Chapitre 1
Roxane Evans Rogue

Histoire Alternative qui prendrait place au Tome Sept à partir de l'anniversaire de Harry Potter ...

Donc naturellement, spoilers, et tout...

Le dîner n'avait pas commencé, l'angoisse générale nettement visible aux traits de la maîtresse de famille n'arrangeait rien : Arthur n'était pas encore rentré. Elle n'avait de cesse de regarder en direction du portail.

-Je crois que nous devrions commencer sans attendre Arthur, annonça-t-elle à la cantonade. Il a du être retenu au ministère par quelque affaire urgente.

Une traînée lumineuse blanchâtre vola à travers le jardin et fini sa course sur la table, une belette argentée, un patronus, clama avec la voix de Mr Weasley :

-J'amène le ministre dans une demi heure. Lupin, il faut tout dire à Harry sur Roxane elle arrive avant nous et avec sa valise, la maison de Rogue a été attaquée.

Le curieux animal ensorcelé se volatilisa en un volute de fumée. Le tensiomètre avait augmenté si fort qu'à présent chacun d'eux pouvait presque entendre le c½ur de l'autre battre à tout rompre. Lupin réagit le premier :

-Dora, rentre à la maison. Mrs Weasley... Je suis désolée de vous emprunter votre invité principal, mais il faut que je te parle, Harry, il avait dit tout cela avec le front avancé, les sourcils froncé et des gestes maladroits.

Harry n'avait qu'une idée « Qui est Roxane ? ». Lupin l'attira dans le salon désert alors, et la vraie discussion commença. Ou du moins, le monologue, seul Lupin parlait.

-Si il y a eu des occasions de me haïr, Harry, celle que je vais t'énoncer et la seule pour laquelle tu pourras vraiment m'en vouloir toute ta vie durant, dit il d'un ton grave. Ça fait plusieurs semaines que nous le savons Arthur et moi, mais, nous n'osions pas. Nous devions vérifier si des choses n'étaient pas maléfiques autour d'Elle et si vous étiez prêts. Nous ne l'avons pas décelée immédiatement parce qu'elle ne portait que le nom de Rogue, nous pensions que c'était une cousine à lui dont il avait la charge. Il s'était bien gardé de taire l'origine de Roxane, mais au fur et à mesure du temps, tout c'est éclairci autour d'Elle.

Harry ne comprenait pas où Remus Lupin voulait en venir, mais persuadé qu'il n'avait pas encore perdu la tête, il continua de l'écouter. On entendit un léger pop ! dans le jardin, les yeux de Lupin redoublèrent d'angoisse, était ce le ministre ou Elle ?

-Harry tu sais, il y a des moments dans les couples durant lesquels c'est dur de rester ensemble. Chez les sorciers, comme chez les Moldus.

-ça ne va pas avec Tonks ?

-Si Harry. Je ne parlais pas de Tonks et de moi, je te parlais de James Potter et de Lily Evans.

-Continuez, exhorta-t-il du bout des lèvres

-Deux ans avant ta naissance environ, Lily est partie. James à l'approche de leur mariage redoublait d'arrogance et d'orgueil. C'était une période lourde pour elle. Elle est partie avec un autre sorcier. Volonté ou accident, ils ont eu un enfant, dont ce sorcier nous a soigneusement dissimulé l'existence.

-Ma mère aurait eu une liaison avec Severus Rogue, demanda-t-il en haussant le ton, en ne voulant plus entendre de suite à cette histoire sordide. Mais Lupin continua.

-Mets Rogue de côté de ta mémoire s'il te plait. Le trente et un juin de l'année précédente celle de ta naissance, naquit Roxane Rogue, de mère Lily Evans et de père Severus Rogue. Seulement, elle n'avait pas le droit –et pourtant la volonté, de porter le nom de sa mère jusqu'à maintenant. Jusqu'à cette loi du ministère qui oblige tout sorcier à porter le nom de sa mère et de son père jusqu'au mariage pour déterminer avec précision ses origines. Depuis un mois environ, est arrivée civilement Roxane Evans Rogue un nom bien long, pour dire qu'en clair, tu as une s½ur dont le c½ur bat encore, Harry.

-La fille de Rogue ! Hurla-t-il, vous voulez me faire croire que la fille de Rogue est ma s½ur ! Ma s½ur ! Vous voulez me faire croire que... excédé, il n'acheva pas sa phrase.

Elle avait les yeux de Lily, les mêmes que les siens, celle qui était apparue derrière Remus alors qu'il avait hurlé tout son soûl, elle avait des cheveux noirs corbeaux qui tombaient devant jusqu'au bas de son visage, derrière jusqu'à la racine de sa nuque. Elle ne portait pas de lunettes, avait le nez retroussé, une peau pâle, que la lumière rendait cireuse si elle ne l'était déjà.

-Moi qui me faisait une joie de retrouver celui dont on m'avait séparé.

Une voix qui tomba froide, sèche, cassante, et qui détruisit tout. Elle déposa un genre de grosse boîte sur la table du salon, face aux genoux de Harry.

-... Des affaires à Maman.

Autant dire que ça n'aurait put se passer plus mal. Ou presque.

-Je suis désolé, commença Harry conscient d'avoir eu des mots blessants envers son aînée.

-Et moi, ne suis je pas désolée d'avoir un frère tel que toi ? Petit Potter, tu ne me procures qu'un vague sentiment de pitié.

Habillée d'une longue robe violine surmontée d'une cape de voyage, il y avait à son côté une large valise estampillée Poudlard, Serpentard, sur la valise qui avait déjà une longue vie derrière elle, peut être même était elle la valise de Rogue, il y avait un chapeau, un élégant chapeau de sorcière et des lunettes de soleil. Tout ce qu'il y a de plus Moldus, en somme.

-Tati Pétunia m'a demandé de te dire que tu lui manquais. Finit elle par conclure en remettant ses lunettes, pour cacher quoi ? ses yeux verts ? des larmes ?

-Merci pour le message...

-Tout le monde sait que dans chaque bonne maison il y a un rat. Tu dois leur manquer.

Lupin salua brièvement la nouvelle fratrie, il devait partir à cause de Scrimgeour tout proche. Une fois qu'il sortit de la pièce, Roxane parut moins tendue.

-On m'a dit qu'Hedwige était morte...

-C'est vrai, dit il ne comprenant pas encore une fois où elle voulait bien en venir.

Elle sortit d'un petit sac qu'elle portait à son bras un petit chat.

-J'ai pensé que... t'en aurais besoin. Il s'appelle Chat, tu peux le rebaptiser si tu veux. Le pelage de Chat était d'un blanc immaculé. Et ses yeux d'un jaune perçant.

-Je trouve que c'est très beau, Chat, merci beaucoup.

-Bon anniversaire, petit Potter.

-Joyeux anniversaire à toi aussi.

-Oui.

Ron brisa toute l'ambiance, c'était déjà la seconde fois aujourd'hui.

-Oh ! désolé Harry. C'est elle... ta s½ur ?

-Demi s½ur dirent ils en c½ur.

-Bonjour... roxane.

-Rox.

Un long silence de nouveau. Hermione entra, avec sa délicatesse habituelle dans les grands moments, elle se jeta dans les bras de « Rox ».

-Alors ! C'est génial Harry tu as de la famille ! s'enjoua-t-elle.

Roxane retint de la demi famille de justesse d'entre ses lèvres, et se dégagea des bras d'Hermione pour aller rejoindre les adultes. Alors qu'ils étaient seuls tous les trois, Ron fut le premier à poser le doigt sur un sujet épineux.

-on va lui parler des horcruxes, Harry?

-Réfléchissons, entama Hermione, si on nous la présente c'est qu'elle peut nous aider, et d'autre part, c'est qu'on a vérifié qu'elle n'avait rien de...mauvais.

-Oui ! Mais Hermione sait on jamais ! pourquoi les gentils surpasseraient ils toujours les méchants dans leurs ruses, sembla s'affoler Ron.

-Sur ce point là, Ronald, j'avoue que tu n'as pas tort. Ou pas complètement. Lâcha-t-elle, légèrement dépitée par l'idée que Ronald ait raison plutôt qu'elle, quand même.

-Ecoutez, je vais peut être faire quelque chose d'irraisonné... mais c'est ma s½ur, ça se voit, ça se sent. Elle est moi. De plus, elle est la fille de Rogue, donc, elle doit être bonne en potions, non ? et c'est la seule matière où Hermione est très bonne sans être excellente et dans laquelle nous sommes tous les deux très nuls Ron et moi. Je pense que l'avoir à nos côtés est un petit plus.

Cette discussion s'acheva, Scrimgeour et Roxane entrèrent dans le pièce.

-Cela concerne le Testament de Dumbledore.

[...]

-En ce qui vous concerne, Roxane Lily Evans Rogue, votre parrain vous lègue son bureau à Poudlard et tout ce qu'il contient au jour de sa mort, finit d'un ton froid le ministre.

-Ah ? tout ce qu'il contient ? On ne confie pas l'épée de Godric Gryffondor à Harry sous des prétextes absurdes mais à moi, on me la donne ?

-Nous pensons que vous en ferez meilleur usage.

-Soit ! Je la lègue de mon vivant à Harry. Qu'on me la fasse porter ici, demain, exhorta-t-elle d'une voix forte et implacable.

-Vous êtes d'une impudence, dit il en commençant doucement à se renfrogner.

-Vous savez tout aussi bien que moi que je ne suis pas n'importe qui. Je suis Roxane Rogue. La fille de celui qui est à l'heure actuelle, le bras droit du seigneur des ténèbres. Que se passerait il si le Ministère n'incombait pas à toutes mes petites envies ?

-Mademoiselle...

-Mademoiselle est un titre pour vous ? Alors que vous appelez mes trois amis par leur prénom ? Vous n'êtes qu'un bon à rien de bureaucrate !

Elle se leva du large accoudoir du canapé pour lui faire face, si le ministre ne laissait pas voir qu'il tremblait, il était certain que sa peur était visible.

-Je veux, qu'on m'apporte, demain à dix heures pétantes, toutes les affaires de mon vénérable parrain qui désormais m'appartiennent.

-Comment, Madame ?

-Dans une Valise Poppins ! Comment vouliez vous sinon ?

-Mais comment allez vous la porter ? On peut mettre autant de chose que l'on désire en mettre dans ce genre de valise, mais le poids y est...

-Vous ne connaissez pas vos sortilèges de bases ? Affligeant. JE VEUX ET JEXIGE CETTE VALISE, EST CE QUE CEST CLAIR, PETIT SCARABEE ?

-Oui, mademoiselle.

Harry comprit pourquoi son deuxième prénom était Lily, elle en avait la même force de caractère, et avait les manies un peu fâcheuses de Serpentard. Soudain elle tendit la main face au « scarabée » :

-Et bien quoi, demanda-t-il apeuré

-La clé du coffre de Gringotts de mon parrain s'il vous plait monsieur le ministre.

Comme dégoûté qu'elle y ait pensé, il lui tendit une petite clé d'or.

-Sortez donc de cette maison, maintenant, monsieur.

Comme un chien satisfait et apeuré par une maîtresse colérique, il sortit. Tous les invités restants entrèrent alors.

-Pourquoi t'es tu énervée Roxane ? demanda Arthur soucieux.

-Vous savez ce que c'est, les bureaucrates sont toujours plus rapides quand on les stresse un peu.

Elle eut un sourire en coin et tendit la petite clé à Harry.

-Je crois que tu sauras où la mettre en sûreté, petit frère.





Réflexions de Fred à Georges dans un coin de la pièce :

-Elle a de la voix, la s½ur à Potter.

-... Elle n'est pas mal du tout non plus...

-Mais elle a un sacré caractère, d'accords sur ce point, les jumeaux décidèrent d'enquêter à leur façon sur la nouvelle arrivante.



Il s'avérait que Roxane emménagea aux côtés de Hermione. Quand elle défit son armoire, un portant en jaillit pour finalement s'étaler sur deux mètres et demi de long. Des cintres tenaient des tenues Moldus et Sorcières, des rangements pour les accessoires en dessous, et des paires de chaussures.

-Comment as tu fait ça ?

-Sortilège d'extension invisible, surmonté d'un tissus de valise Poppins.

Les valises poppins étaient des compartiments dont la capacité n'avait pas de limites, cependant, il s'avérait que le poids des objets qu'elles contenaient était certes divisé, mais pas effacé. Ce qui semblait troublé la digne fille du maître des potions.

-Excuse moi de te prendre un peu de place Hermione, mais ça sera rapide, je ne vais pas m'étaler longtemps.

Comme un pli un peu épais dans la doublure de la valise, une table en sortie. Hermione n'en était pas sûre, mais elle pensait que ce n'était pas Roxane qui avait façonné cette valise. Ça sentait trop la cachotterie, la dissimulation.

-Qui est ce qui t'as confectionné cette valise ? demanda l'intellectuelle avide de Savoir

-En réalité, la valise à enduré plusieurs générations de Rogue, tu vois. Nous avons chacun apporter notre truc... et... Ma mère a rajouté le portant pour les fringues, naturellement.

-Ta mère ?

-Quand elle a fuit James, m'a t on dit que dans un excès de fureur, il avait juré la perte de mes parents, mon père brillant en potions mais médiocre en enchantements à eu l'idée de sortir cette vieille valise, maman l'a enchantée, pour finir il a appliqué dans la doublure quelques potions de type environnementales.

-...Je suis désolée mais n'ayant pas fait ma dernière année encore...

Roxane comprit la question qu'Hermione voulait mais ne pouvait par orgueil posé à la nouvelle arrivante.

-Les potions de type environnementales, ce sont des liquides qui au contact de l'air se transforment en gaz, beaucoup pensent que ce seraient les alchimistes –ces salopards, qui les auraient mises au jour, mais pour ma part je pense qu'une telle rigueur de concoction est spécifique aux sorciers. Seuls les maîtres potions ont le droit d'en concevoir au jour d'aujourd'hui. Au contact de l'air et à l'état de gaz, ils ont la capacité de modifier la réalité dans laquelle se trouvent les objets, une altération dimensionnelle si tu préfères. Ce qui permet en somme et en gros, de contracter plusieurs sortilèges ordinairement incompatibles les uns les autres. Ainsi, ma valise a subit le « Poppins'isme » et le sortilège d'Extension, je peux encore lui infliger le réducto, tu vois ?

-Je comprends, je crois du moins, dit Hermione un tantinet perplexe.

Hermione était pantoise. Si Harry était plutôt du genre « sportif, pas intello » elle, paraissait les deux. De plus, Hermione avait réalisé quelque chose qui jusqu'ici, ne l'avait pas effleurée, Roxane était issue d'un Serpentard et d'une Gryffondor. Quel devait être son caractère ? Tête brûlée maligne en même temps ? Ou bien avait elle plus tiré de son père que de sa mère, ou bien l'inverse. Un tas de questions tortillaient dans sa tête, mais aucune ne daignait sortir d'entre ses lèvres. Peur, appréhension, respect.

Le sujet de ces interrogations multiples et mentales ouvrit un tiroir des petites « commodes » internes à la valise, et en sortit une mallette en cuir. Hermione l'a reconnue immédiatement. C'était celle du professeur Rogue. Elle sortit un livre.

-Tiens, c'est pour renforcer tes compétences en potions, je n'en ai plus besoin.

Hermione fut surprise, mais accepta le cadeau avec un ravissement certain. Elle s'assit sur son lit et commença à dévorer le livre... des yeux, naturellement. Cependant, peut être aurait elle mieux fait de regarder ce que faisait Roxane en bidouillant avec du cuir, des fioles et autres produits sur la petite table dépliée. Quand elle relevait le nez du papier que visiblement, elle avait tout de même un peu de mal à comprendre, elle vit Roxane vêtue d'une combinaison de nuit, exactement comme une combinaison de bébé qu'on aurait agrandi. Au dos il y avait un gros Winnie L'Ourson, elle peigna ses cheveux en une queue de cheval laissée sur ses épaules. Elle sortit des tiroirs une petite poupée... à l'image de Lily Evans et rangea sa valise d'un tour de baguette visiblement bien entraîné.
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# Posté le vendredi 11 avril 2008 08:53

Modifié le vendredi 18 avril 2008 15:50

J'étais Prof . Prélude.

J'étais Prof . Prélude.
Prologue :





Je ne savais pas comment le dire, je ne savais pas comment l'écrire. Mais je savais que je le devais. Je savais qu'il fallait que mon crime soit confessé, comment, pourquoi, je ne sais pas. J'ai longtemps pensé sur la portée de mes mots crime, confession, mais ce sont bien ceux-ci qu'il faut utiliser dans mon cas. Cette histoire est passée par plusieurs stades, un roman de ma vie, dédié à mon frère jumeau, ou bien une succession de lettres à ma bien aimée. Je ne savais pas.

C'est ainsi que j'en suis arrivé à cette conclusion. Certes, il faut que ma confession soit publique mais pour ne mentir à personne, pour ne trahir aucune âme qui m'est chère ou bien précieuse, je dois d'abord clarifier la chose avec moi-même. Alors voilà. Aujourd'hui, jour du 6 mars 2008, j'ai acheté à la papeterie près du collège un cahier.

Il est bleu, il est grand, il fait cent quatre vingt seize pages.

Ça ne sera pas vraiment un journal.

Ça ne sera pas non plus les Confessions de Rousseau, mais, voilà.

Ce sera moi, mon livre à moi. Le seul tabloïd dont je serais un jour le héros, le seul film dans lequel je serais acteur, réalisateur, producteur et cadreur, le seul procès où je serais volontairement d'un acte dévoué et bénévole, le principal coupable. A vous, ceux qui lisent ou qui justement m'évite, d'endosser les rôles de juges, procureur, jurés.

Je n'en ai rien à faire.

Je suis déjà mutilé à mort.



Alors vu que je ne suis pas de ces gens qui pensent qu'un avocat soit utile.

Il faut que je vous conte les faits, n'est ce pas ?

Alors soit, je vais vous les raconter.

Depuis la source du problème.



C'était il y a quelques années, je suis allé chercher mon nouveau passeport. Dessus il y avait toute ma vie.

Vincent de Fenesti, 22 ans, un mètre soixante dix huit, signe distinctif : porte des lunettes.

Ma victime m'avait dit un jour, son traditionnel sourire aux lèvres : Tu as les yeux du diable.

Pour contrer ça, ou plutôt pour cacher ça, car je le savais bien avant qu'elle ne me le rappelle, je porte des lunettes. Utiles, cependant. Je regardais donc cet élément de paperasse stupide. Qui devait me servir à partir dans une région outre frontalière, alias, m'exiler le plus loin possible, j'allais enseigner à Berlin. Mon rêve de toujours.

J'ai les cheveux longs, et noirs, mais ça, ça n'est pas marqué parce que bon, les cheveux c'est périssable, surtout chez les hommes.



Mais ce qui m'a marqué, ce que sur le passeport, il n'y avait pas marquer l'essentiel.

Mon essentiel à moi.

A savoir que : J'étais Prof. A l'époque.

Je le suis toujours, mais je suis un mauvais professeur à présent.



J'étais donc aller chercher le passeport, pour partir d'ici un an, peut être deux, je n'étais pas bien décidé encore, vous savez, j'avais encore l'esprit embrumé par cette sensation de douceur.



Je rentrai chez moi. Et je rangeai donc, le passeport, dans mon classeur à « paperasse officiel ».

Ensuite, j'attrapai ma sacoche de prof, mon manteau de prof, j'étais déjà enlisé dans la profession que j'adorais, et je me rendis dans le collège privé dans lequel j'enseignais. Le Collège Jeanne d'Arc.

La concierge en me voyant descendre me dit juste « Alors, on va voir ses petites collégiennes ?

-...oui. Il y a aussi beaucoup de collégiens à Jeanne d'Arc.

-Les collégiennes portent des jupes.

-Les collégiens portent des pantalons. C'est du pareil au même.

-Pour quelles raisons, un jeune homme irait enseigner dans un collège privé qui impose les uniformes si ce n'est pour regarder les petites collégiennes ?

-Pour exactement les mêmes qui poussent une concierge vieille et grincheuse à mettre dans une situation fortement embarrassante un bailleur fidèle. »



Voilà, être prof, c'est aussi ça. Vous êtes un pervers c'est bien connu. Mais je n'en voulu pas beaucoup à madame Roy, qui portait un nom très loin de sa réalité car en fait, s'il y a un prof pervers en France, ne chercher pas plus loin pour le connaître. Vous avez sous vos yeux son intime procès.



J'entrai en classe, les élèves étaient déjà assis, près à recevoir les paperasses qui sont si caractéristiques des débuts d'années. Je faisais l'appel.

Et là, la porte s'ouvrir, le directeur arriva avec une élève par l'épaule.

« Nous avons une arrivante de dernière minute, monsieur Fenesti, elle s'appelle Angi Von Leidemann, elle est mi-américaine, mi-allemande. Elle ne savait pas que la rentrée était aujourd'hui elle est arrivée hier, puis il se tourna vers mes élèves, dites bonjour à Angi.

-Bonjour Angi. »

Alcooliques anonymes bonjour...

Angi était belle à première vue. Belle, c'était un petit mot, en fait. C'était un mannequin de seize piges. Qui avait redoublé de part ses déménagements constants.



D'autre part, le directeur avait dit monsieur Fenesti, inutile que je lutte pour ma particule DE Fenesti parce que de toutes façons, on ne mord pas la main qui vous nourrit...



... ou qui vous paye.



Il recommença.

« Au revoir monsieur Fenesti.

-Au revoir, bonne journée monsieur Fenesti. »



Et ce fût tout. Je remarquai que tous les garçons de ma classe étaient subitement en transe, sauf un seul, Vendetta.

M'enfin lui, c'était un cas.



Donc nous commencions le cours, normalement car oui... J'étais prof.





Donc vous allez le voir, mais je vous préviens, du prélude au chapitre un, le Héros change de nom, et l'héroine aussi, il me faut donc modifier le prélude, qui n'est pas un prologue mais une introduction au style de l'histoire.

Vous allez aussi voir que contrairement à ce que cet extrait laisse pensé, l'histoire ne sera pas toute écrite à la première personne.

Vincent De Fenesti (deviens) Jérôme De Fenesti
Angi (deviens) Kalween.

Considérez l'histoire et sa progression comme bonne sans ses deux éléments, en cours de retouche.
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# Posté le vendredi 11 avril 2008 08:55

J'étais Prof. Chapitre Premier.

J'étais Prof. Chapitre Premier.
Vous vouliez tout savoir sur le milieu terrible et cruel des professeurs, des lois scolaires qui régissent l'univers des adolescents et des enseignants, vous désiriez ardemment savoir pourquoi ce prof de lycée dégustait son sandwich regardait dans le vide remplit d'élève de la cafétéria de son établissement ?
Etait ce réellement cela que vous vouliez lire ? Si oui, je vous encourage à continuer, si non, je vous encourage quand même à continuer. Car qu'est ce qu'un professeur sans élèves ? Et bien justement, les élèves, ils arrivent.
Jusque là, la cafétéria n'était pas trop occupée, du moins, pas trop occupée par rapport aux heures de pointe, le midi, les récréations, et les heures désagréables durant lesquelles cet havre de paix et encombré de fonctionnaires administratifs ou bien d'autres professeurs qui parlent pédagogie, syndicats, ou mesures, réformes...Jérôme était un professeur particulier. Il ne pouvait pas encadrer ses collègues.
Sauf la jolie Kyôzura, naturellement.
Mais elle, c'est pas pareil. Il regardait dans le vide, en râlant encore et toujours contre lui même, en pensant que sa solitude n'était dut qu'à son comportement légèrement misanthrope, désintéressé –par paresse, mais désintéressé quand même. Il rageait contre sa conscience. Et quand un homme de trente ans commence à s'engueuler mentalement, la narratrice commence sérieusement à se demander comment son héros va finir à soixante... ans, naturellement.
Soudain une bande de jeunes un peu fous de vouloir manger à onze heure quinze vint s'installer. Un d'eux alla commander la nourriture pour les autres. Une bande aux membres hétéroclites, assez différents les uns des autres.
Et là encore, Jérôme rallait. « Ce qu'ils sont bruyants ces ados quand ils s'y mettent à plusieurs » lança-t-il à mi voix, sans avoir aperçue qu'une jeune fille du groupe intrus s'était plantée en face de lui. « c'est justement pour cela que je viens vous proposer de participer à notre boucan ! » sourit-elle franchement, quoiqu'un peu naïve. « Mais je suis prof » lâcha-t-il comme rempart de défense dors et déjà obsolète. « Prof ne signifie pas pouilleux. Et ce n'est pas parce que nous sommes jeunes que nous ne pouvons pas communiquer avec sa majesté CAPESsée ! » elle rit un moment avec elle même sûrement. Jérôme restait séché. Une force mystique supérieure avait elle entendue son appel de besoin de société ? Son appel désespéré de compagnie du genre humain, en ayant pris en compte sa rage envers ses collègues, ses stupides collègues ? Croyant que ce drôle de monsieur tout seul faisait son timide, elle tendit sa main droite et raide sous son nez en disant fort « Mon prénom est Kalween. Quel est le vôtre ? », il la regarda un moment, stupéfait « Jérôme... » Elle attrapa une mèche de cheveux bruns bouclés et l'enroula savamment lui et tous ses compagnons cheveux autour d'une grande baguette qu'elle sembla enfoncer dans son crane pour en faire un chignon. Tout ça à une seule main. Elle sourit. « Alors Jé', tu viens manger avec nous où tu préfères la compagnie de ton ami imaginaire ? –Je viens, acheva-t-il. ».
Après s'être installé à leurs côtés, il se rendit compte qu'en réalité, le distinguo entre élèves et professeurs était trop mince pour être réellement être un facteur de discrimination entre les uns et les autres. Tous avaient un cartable. Elèves, et professeurs. Tous avaient un portable. Tous parlaient de politique. Tous parlaient de tout, et souvent de rien. Mais avec les ados, c'était complètement différent.
Ce qui dans la bouche d'un diplômé passait pour cataclysmique, dans la bouche d'un ado, c'était relatif et les ados avec qui il mangeait aimé énormément le mot relatif. La dite Kalween, la seule dont il avait retenu le nom, s'adressa à un de ces compagnons boutonneux (bien qu'elle même ne souffrait pas d'acné purulent), « Alors, Cali, ça va avec Carole ? »
Et celui auquel elle s'adressait, eu le loisir de dire à son tour « Tout est relatif » il y eut un rire général « Nous t'avions prévenu que c'était une idiote ! » l'intéressé eu un sourire en coin et dit « oui mais enfin, vous ne savez pas ce que vous loupez » il fit un geste étrange évoquant sûrement des rapports sexuels. Kalween se retourna vers Jérôme « Et vous alors, les histoires d'amour chez les grands, c'est comment ? » il eu un rire doux « Un peu comme chez vous, sauf que nous sommes beaucoup plus hypocrites entre nous ».
Un autre adolescent continua, son nom était Mathieu, « Actuellement vous avez une femme ? –Non, je me suis séparé d'une prétendante il y a quelques mois, avoua-t-il du bout des lèvres. Il fut surpris d'avoir moins de mal à se confesser à eux qu'aux autres adultes. Le même Mathieu revint à la charge –Kalween aussi est seule, vous pourriez faire un beau couple !
Et alors que le trentenaire commençait vaguement à ressentir le besoin de leur faire une piqûre de rappel des textes de lois, Kalween eut un rire et brisa des rêves inconscients « Je ne vais pas coucher avec un homme plus vieux que moi de deux fois mon âge, voyons ! » elle était en terminale L... et elle n'avait que quinze ans.

En cours de retouches!
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# Posté le vendredi 11 avril 2008 08:59

La fille de DiNozzo First Chapter

La fille de DiNozzo First Chapter
Titre de la fan fiction : « The end of the frog »
Fan dom : NCIS (série télévisée diffusée sur M6)
Personnages de la série que l'on retrouve : Tous à un moment ou à un autre.
Personnages Originaux : Essentiellement Shaver et des allusions à la famille de Tony Di Nozzo
Code D'avertissement de lecture : + 13 ans.
Résumé : Alors que Tony va réellement s'engager avec Jeanne Benoît dans l'achat d'une maison avec plusieurs chambres pour leurs futurs enfants, il repense à tout ça autour d'un verre de scotch, seul au fond d'un bar. Jethro Gibbs, connaissant ses hommes mieux que quiconque arrive à son épaule, le réconfortant un peu, l'épaulant, naît alors dans l'esprit de Tony l'idée suivante : Se caser à tout jamais : Se marier avec Jeanne.
Il divague dans les rues encore illuminées de Washington et regarde les vitrines des joailleries nocturnes. Quand tout à coup son téléphone sonne : une intruse s'est introduite dans le Ncis, tous les agents sont réquisitionnés. C'est le début d'un grand chamboulement pour Tony.
Alors qu'il croyait avoir enterré cette partie de lui même, cette erreur de jeunesse, la jeune adolescente, pétrifiée de terreur en uniforme d'école privée catholique, rasoirs coupe choux dans ses mains crispés reste immobile sur le bureau de travail de Tony, face à tous les agents fédéraux, avant de dire « La Grenouille a fait tuer maman, Tony... je ne sais plus où aller... ».

ª©¨§

First Chapter : House, Husband, and Secrecy...

Tony ne savait plus quoi penser, ne savait plus quel parti prendre. C'est vrai qu'elle était belle cette maison. Quatre chambres réparties sur deux étages, les pièces à vivres étaient au rez-de-chaussée... et puis, en attendant les enfants, comme avait dit Jeanne, les chambres feront office de bureau et de bibliothèque. Et peut être même qu'il y aurait une place pour... Non. Tony ne devait plus y penser. Tony n'avait jamais rien dit à Jeanne, ne lui en avait jamais parlé, n'en avait jamais plus parlé à personne à part la mère, cela devait rester comme cela avait toujours été : Dans l'ordre des choses.
Il avala à grandes gorgées son verre de scotch, avant de sentir une main pour son épaule.
- ça va, Tony ?
- oui Patron.
Et une présence rassurante, réchauffa autant qu'il était possible de les réchauffer, les entrailles de Tony glacées par la peur. Puis germa dans l'esprit de Tony une petite idée...
- Tu vas où ?
- Acheter une bague.
Ainsi, le beau châtain clair errait dans les rues de la capitale américaine, en ayant pour but celui ci : trouver une bague à la hauteur de son amour. Le salaire d'Agent Fédéral, l'air de rien, ne laissait pas à désirer, et il était sûr que Jeanne ne lui en voudrait pas d'emprunter quelques sous à leurs économies pour lui faire une telle surprise.
Ainsi, à l'avant veille de noël, les magasins ouverts jusqu'à ce que les étoiles meurent dans le soir pour laisser flamboyer le soleil, le beau trentenaire, ancien coureur de jupon s'arrêta devant une boutique. Mais bizarrement : ce n'était pas une joaillerie. Le magasin s'intitulait :
« ©The paradise for porcelain dolls© »
Il murmura un prénom inaudible, et entra. Il ressortit avec trois petits paquets. Ce ne fut qu'après qu'il se dirigea vers la joaillerie. De même, il n'acheta pas une alliance, mais commanda un pendentif en forme de c½ur gravé à leurs initiales respectives.
Il avait une autre crainte à présent.
Pourquoi Jeanne n'accepterait elle pas sa fille ? Certes celle ci était déjà grande mais... si spéciale... si douce... si câline, elle ne pouvait que plaire...C'est décidé, Tony, allait lui présenter Shaver...
Seulement, en pensant cela fort, il ne songeait pas que cette rencontre arriverait si vite.

Son portable vibra et sonna ; un message du NCIS « Intrus dans l'Agence ».
Tony courra à sa voiture, posa les paquets sur le siège avant et démarra à toute vitesse. Il rallia l'agence en cinq minutes.
Beaucoup d'agents étaient déjà là à écumer les bureaux, mais l'intrus ne se cachait pas. Elle était debout sur un bureau d'agent : Celui de Tony.
Une lycéenne se tenait debout jambes légèrement écartées, elle portait un uniforme de lycée privé catholique bleu à jupe et à chaussettes hautes, dans ses mains des couteaux, deux valises devant elle. Son bras gauche était raide sur le côté, d'un air vraiment pas naturel, quand le droit était tendu face à elle.
-Je veux parler à Jenny Shepard et... Tony Di Nozzo... Je crois...
Elle ressemblait vaguement à un animal traqué, blessé, du sang coulait de ses cheveux, de son bras gauche en quantité assez inquiétante, et malgré son air d'avoir fait toutes les guerres, les éclats de verres et de boues sur ses chaussures et ses chaussettes, ses cheveux coupés dans le désordre, Tony la reconnut.
-Shaver, c'est toi ?
-Est ce vous, Tony Di Nozzo ?
-C'est en effet Tony Di Nozzo. Moi, je suis Jenny Shepard. Que tiens tu tant à nous dire ?
-Ce que je veux vous dire ? ... C'est qu'il a tué ma maman à cause de vous. En disant que c'était un message du batracien, et qu'Il vous embrassait.
-De quoi ?
-Le batracien. Il a dit la grenouille. The Frog avec un horrible accent irlandais. Il a rigolé quand il a éventré ma mère. Il a dit vos noms en se gargarisant d'avoir tué ma maman.
Tony, à l'instar de Jenny perdit complètement son sang froid.
-SHAVER QUI A TUE TA MERE ?
Zyva qui venait d'arriver arme au poing fut surprise d'une telle violence.
-Il s'appelait... Cort... Cort... Cort...
La jeune louve maltraitée chuta lourdement sur son côté droit.
-Appelez une ambulance ! hurla Jenny.
-NON ! Rugit Tony
-Qu'est ce que vous avez avec cette gosse, Tony !
-... C'est ma fille. Elle a peur des hôpitaux. On va la descendre chez Abby, et on va la faire soigner par Jeanne et Ducky tant que c'est possible.
-Pourquoi, elle n'est pas couverte par une assurance, Tony ? (grave problème aux usa...)
-Bien sûr que si, mais elle a des angoisses assez incontrôlables.
Il glissa ses bras sous la masse qu'était sa fille léthargique pour la porter jusqu'au labo d'Abbygaël comme dit. Jenny se chargea d'appeler Ducky, et Abby mais il restait Jeanne à appeler.

Il étala sa fille, qui lui ressemblait énormément sur la table métallique de Abby, avant de courir récupérer ses valises, se souvenant de quelques détails narrés par sa mère.
Un quart d'heure plus tard, Ducky, Abby, Jeanne et Tony étaient réunis dans le labo.

-Mademoiselle, il va falloir enlever votre chemise.
Elle s'exécuta, Jeanne l'auscultait attentivement, bien que, silencieusement. Des larmes coulaient abondamment sur les joues de l'adolescente.
-Ma maman...Elle ne reviendra plus.
On avait prévenu Jeanne. Quand Jeanne commençait à ausculter sa patiente, les trois « curieux » se déplacèrent dans la pièce adjacente pour discuter de l'affaire... sans oreilles jeunes.

-Non... mais tu pourras vivre sans elle, tu verras... Ce sera dur, il faudra apprendre à respirer différemment le même air, mais... Tu pourras vivre, tu verras...c'est quoi ton prénom ?
-Je m'appelle Shaver.
-Rasoir ? qui donc peut bien appeler sa fille Rasoir ?
-C'est mon père qui m'a appelée comme ça.
Elle eut un sourire embué de larmes.
-Quand il a apprit que maman était enceinte, il a brusquement arrêté ses études pour rentrer dans la police, à Baltimore. Et c'était un brave type mon père. D'ailleurs, ma mère, elle voulait pas de moi, elle était un peu folle. Et leurs parents, ils étaient pas trop d'accords pour moi. Alors papa a dit à maman « Je travaillerais pour mettre la petite dans les meilleures écoles qui soient. Et toi, tu pourras vivre comme avant. C'est promis. »
-Tu connais le nom de ton père ?
-Non. Mais ma mère l'a écrit dans un papier.
-Tu sais où il est ?
Elle fit glisser entre ses doigts écorchés de la main droite son pendentif en argent, très gros et très lourd, en forme de planète Saturne, pendant au bout d'une longue chaîne.
-Tu vas lire le nom de ton père ?
-Je ne sais pas.
-Tu vas être obligée, si ta mère n'est plus là, qui s'occupera de toi ?
-Oui d'accord. Mais imaginez que mon père ait une femme, avec des enfants, une maison, un chien...Et moi j'arrive... « bonjour papa. Souviens toi de moi, je suis ta plus grande erreur de jeunesse ! » tout sourire... je vais détruire sa vie une seconde fois.
-écoute. Si tu n'as peur que de ça. Ce que je peux faire –attention ça va faire mal.

Elle commençait à recoudre la longue et profonde entaille que Shaver avait du haut de l'épaule gauche jusqu'à sa paume de main.
-Je peux lire le nom de ton père, prendre contact avec lui, et adapter la situation en fonction. Si c'est possible, tu iras vivre chez ton père, si ça n'est pas possible, tu iras en foyer, sans avoir de regrets.
Ducky, Abby et Tony rentrèrent de nouveau dans la pièce principale du labo.
Jeanne ouvrit délicatement le petit pendentif. Et eu un regard soudainement très noir et très acide pour Tony.
-Shaver... Tu pourras vivre chez ton père. Je le connais il est gentil.
Elle recousu encore, mais avec l'aiguille plus dure cette fois. Shaver ne sentait rien. La peau endormie, le c½ur endolori, elle n'avait pas la tête aux souffrances corporelles : Sa mère était morte. Son univers était mort.
Arrivée en haut de l'épaule, Jeanne fit un n½ud avec le fil de suture. Et entama le bandage du bras. Elle serra.
Serra.
-Tu garderas ton bras raide quelques temps.
-oui.
-Ton front ça va mieux ?
-oui.
-Je vais aussi bander ta main droite.
-oui.
-...Tu ne pourras plus vivre à Baltimore, c'est trop loin. Il va falloir te changer d'école, aller récupérer des affaires et entamer une nouvelle vie ici à Washington.
-Non.
-Pardon ?
-Je vous ai demandé de me soigner. Ce que je ferais de ma vie ensuite me concerne. De plus... Je n'ai plus envie de vivre.
-Mademoiselle, la vie est un cadeau.
-Allez dire ça à ma maman, éventrée et immolée au milieu d'un appartement, pour un complot entre différentes agences fédérales et autres choses qui nous dépasse. Elle est morte. Je veux mourir aussi.
Jethro et Jenny venaient d'entrer, juste à temps pour entendre ces mots.
-Jeanne, madame Jeanne, reprit elle encore. Vous, vous avez peut être encore vos parents, vous avez peut être une douce vie en or, un chemin tout tracé. Moi j'ai un papa brave et une maman morte. J'ai beaucoup d'argent sur mon compte en banque, j'ai une carte bleue. J'ai mes poupées, j'ai mes rasoirs. Je sais ce qui me reste à faire.
-à savoir ?
-Je vais monter une échoppe de barbier dans le fin fond du monde.
-Ce n'est pas un projet rationnel.
-Ah, parce qu'être médecin, ça l'est peut être ? Passer ses journées dans les boyaux des autres, c'est glorieux ? Laissez moi.
Un dernier bandage à droite, un petit pansement au front.
-Elle avait que trente trois ans ma mère, et elle est morte pour une histoire d'amour, qui n'était même pas la sienne, c'est dégueulasse. D'ailleurs, vous êtes tous dégueulasses. Vous me regardez... Comme si j'étais un chien galleux... abandonné... Alors que j'suis pas un chien... r'gardez... j'suis bipède !...Vous me faites chiez. Laissez moi sortir.
-La grenouille te tuerait.
-Ah ouais ? il me tuerait ? Même pas chiche. Vous voulez dire, qu'un gros bonhomme...
-Pourquoi gros ?
-Parce que les méchants sont toujours gros. Donc, vous voudriez dire, qu'un gros et moche bonhomme, trafiquant aurait fait tué ma mère, exprès sous mes yeux, parce que je la vois qu'un jour par mois, et naaaan, il a fallut qu'elle meurt ce jour là !
La jeune fille commençait à titubait dangereusement, Tony se rapprochait d'elle sans qu'elle ne s'en aperçoive.
-Donc, ce gros type, aurait payé un grand con...
-pourquoi un grand con ?
-Parce qu'il avait l'air con. Du moins pas l'air malin. Méchant mais très con. Qui aurait tué ma mère devant mes yeux. En me chargeant de vous remettre un message à vous. J'ai tout fait qu'est ce qui fallait là non ? Bon alors, je me casse, et n'essayez pas de me retenir, c'est inutile, je suis ... violente...
...
-J'ai... comme des... tasses de thé qui tournent dans les yeux...
Jeanne ne s'affola pas.
-Tony, attrape là avant qu'elle ne tombe !
Tony, attrapa la jeune fille, avant qu'elle ne tombât.

-La morphine a enfin fait effet ! dit elle soulagée.
-Tu as injectée de la morphine à ma fille ?!
-Ah faut ce qu'il faut...allonges la là.

Bizarrement, Gibbs évitait soigneusement de croiser du regard la jeune fille. Jenny semblait bien plus catastrophée qu'elle ne voulait le faire croire, et sous ses airs de femmes en costumes, il y avait bel et bien une femme attristée.
-Tony... on vous versera des indemnités pour votre femme... si vous décidez de la prendre en charge...
Et puis, les outils métalliques usités aux sutures et aux pansages commencèrent à être secoués... la jeune fille avait de violentes convulsions.
-Tony cette fois ça suffit ! On appelle une ambulance ! on la mettra sous calment à l'hôpital !

Les désirs du docteur Benoît furent ordres, et la nuit fut longue pour le « nouveau » père.
Elle ne se réveilla que trois fois, pour faire des crises d'angoisses et de panique terribles, les infirmières durent l'attacher pour mieux lui faire avaler l'anesthésiant. Les examens les plus éprouvants de lenteur furent exécutés, ne révélant au personnel soignant et à Tony qu'une incroyable rage de vivre et une colossale force dans ce corps déjà fort meurtri.
La petite endormie, ou plutôt assommée, les infirmières durent faire leur travail d'embaumement. S'étant lacérée la peau sur les cuirs de ses attaches, il ne restait pas grand chose de non « brûlé » et d'intact de ses membres.

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# Posté le mercredi 16 avril 2008 17:15